Aujourd’hui étudiante à HEC Paris, je viens de Bretagne où j’ai fait mon lycée avant d’intégrer la classe préparatoire ECE du lycée Henri IV. Lors de ma deuxième année de prépa, à la rentrée, je suis tombée de haut en recevant la note de 5/20 en anglais. Il me restait moins d’un an pour m’améliorer, à l’écrit comme à l’oral.

Finalement, j’ai intégré HEC avec 18 dans les deux langues à l’écrit et 18 et 14 à l’oral. Depuis, j’ai accompagné plus de 10 étudiants dans leur préparation des concours. La méthode que je partage avec toi dans cet article est donc la synthèse de celle que j’ai utilisée, améliorée par deux ans d’accompagnement d’étudiants en classe préparatoire, et de conseils tirés de mon expérience personnelle.

Cette méthode est applicable en deuxième comme en première année de prépa. Mes élèves pourraient en témoigner, la régularité du travail prime sur la quantité. Le but de cette méthode est d’être simple et efficace pour t’aider à appréhender l’épreuve et à la réussir, sans y laisser tout ton temps. Mais avant de commencer, je te conseille de prendre le temps de lire cet article jusqu’au bout pour en profiter pleinement.  Bonne lecture !

I) L’épreuve orale de langues vivantes et ses attendus

Les oraux de langues vivantes sont le passage obligé de toute intégration en école de commerce. Quelle que soit l’école tu vises, tes compétences à l’oral dans une langue étrangère seront évaluées. Mais s’y préparer n’est pas si compliqué et je vais te donner les clés pour y arriver pas à pas.

D’ailleurs, les langues peuvent aussi te permettre de compenser une note moins bonne à l’oral dans une autre matière. Pour ma part, elles m’ont permis d’intégrer HEC malgré une très mauvaise note en culture générale.

Dans la majorité des écoles de la BCE (seules trois ont des spécificités que j’évoquerai plus tard), le format est le même à savoir 20 minutes de préparation suivies de 20 minutes de passage, en LV1 comme en LV2. La première moitié de l’épreuve est dédiée à ta présentation, puis suivra un échange avec le jury. Le sujet date généralement de l’année scolaire en cours et porte sur une question d’actualité ou de société, en lien avec la civilisation de la langue.

 

La présentation

1) L’introduction

Assez rapide, elle doit contenir une accroche et te permettre d’en venir au sujet du document. Assure-toi de la soigner car c’est la première impression que tu donneras au jury.

Évite de commencer scolairement par la date et le nom du journal. En réalité, ces informations ne sont importantes que si tu peux en tirer quelque chose. Cette date est-elle significative ? Connaître le nom du journal nous permet-il de comprendre un biais ? Autrement, tu n’es même pas obligé de le mentionner.

En faisant passer des khôlles à des étudiants, je me suis rendu compte qu’il était parfois tentant de se raccrocher à ces éléments déjà donnés pour commencer l’introduction (surtout quand on ne l’a pas préparée avant). Mais lire le titre, la date, l’auteur et le journal n’apporte rien. Ton interlocuteur les connaît et cela donne une impression très scolaire dès le début de l’oral.

 

2) La synthèse de document

On te demande ici de synthétiser le texte qui t’a été donné de façon claire et concise. Autrement dit, tu dois faire ressortir les éléments principaux de l’article. La première question à te poser est « que s’est-il passé ? », « quel est l’élément déclencheur de cet article ? ». A partir de cet élément, qu’apprend-t-on dans cet article ? Essaie de regrouper tes réponses pour un rendu clair. Par exemple, tu peux peut-être identifier des causes, des enjeux et des conséquences ou alors une idée principale (pouvant être l’opinion de l’auteur) appuyée de différents arguments.

Assure-toi de rendre aussi compte des spécificités du texte et non pas simplement de son contenu.

Imaginons que deux journalistes écrivent chacun un article sur un sujet avec les mêmes données. Si l’un est enthousiaste et l’autre sarcastique, le résumé qui en sera fait devra être différent.

Selon le document, tu peux adopter une démarche linéaire ou réorganiser les idées du texte (notamment s’il y a des répétitions ou que l’ordre n’est pas chronologique). L’essentiel est que ta synthèse soit énoncée logiquement et clairement.

3) Le commentaire

Une fois le document synthétisé, le jury attend de toi que tu montres ta réflexion et tes connaissances sur la question. Tu peux introduire ton commentaire à l’aide d’une problématique (attention néanmoins à ce que cela ne soit pas trop superficiel) ou évoquer les points du texte qui ont attiré ton attention.

Assure-toi d’énoncer un plan clair constitué de 2 à 3 parties à la fois liées au document et enrichies d’exemples.

La difficulté ici est de ne pas présenter un axe « classique » de commentaire que tu aurais vu en cours. Tu peux te dire « ok c’est dans le thème, et j’ai des connaissances ». Mais le jury t’a donné ce texte et pas un autre, il ne t’a pas dit « parlez-moi de … ». Il est donc indispensable de s’adapter au document que l’on t’a donné. Attention cela ne veut pas non plus dire que tu ne peux pas élargir mais je te conseille de le faire dans un second temps

De la même manière, ton commentaire ne doit pas être construit d’une liste d’exemples ou de données civilisationnelles. Le jury cherche à évaluer ta capacité à réfléchir et à argumenter. Tes connaissances doivent donc appuyer une réflexion et des arguments qui ne doivent pas être négligés.

Quels exemples utiliser ? Le plus important est d’utiliser des exemples d’actualité, cela montre que tu suis l’actualité et que tu es curieux. Des exemples historiques peuvent être mentionnés mais les utiliser en tant que tel comme exemple de partie n’est pour moi pas la meilleure chose à faire. Cela peut donner un côté dépassé à la présentation. Autrement, tu peux aussi évoquer une référence artistiques (livre, film, peinture, …) , des articles plus personnels de type témoignage, … Ces autres références pourront te permettre de faire une présentation plus originale mais attention, les principaux arguments doivent être d’actualité, les autres ne sont que des anecdotes.

4) La conclusion

Rapide et claire, elle représente la fin de ta présentation et ne doit donc pas être oubliée. En une ou deux phrases, revient simplement sur les idées principales de ta présentation.

Petit conseil : baisse le ton à la fin de ta phrase pour signaler la fin de ta présentation.

L’entretien des oraux de langues en prépa

En quoi consiste l’entretien ?

Pour cette seconde partie de l’épreuve, aucune préparation n’est demandée et c’est souvent ce qui peut faire peur. Il n’est alors plus possible de te cacher derrière ta feuille ou derrière un texte appris par cœur et il faut échanger, t’adapter à ton interlocuteur. Mais encore une fois, tout n’est qu’une question de préparation et de compréhension des attentes du jury lors d’une discussion et je vais t’aider.

 

Exemples questions entretien

En réalité, les questions posées ne sont pas si surprenantes. Il existe plusieurs types de questions :

– Des questions de compréhension : tu n’as pas évoqué une partie importante du texte, tu étais assez vague sur un passage ou encore il semblerait que tu aies mal compris une partie du texte. Le jury va alors t’interroger dessus, de façon bienveillante. Il peut par exemple t’aider à comprendre un passage en discutant.

– Des questions de précision ou d’opinion : l’auteur évoque un sujet ou tu en mentionnes un durant ta présentation. Le jury peut alors t’interroger pour en savoir plus ou pour te demander ton avis.

– Des questions plus larges et ouvertes. Il n’est pas rare que le jury pose des questions sur le candidat du type entretien de personnalité.

Petit conseil : Assure-toi d’avoir le vocabulaire nécessaire pour présenter ta motivation, ton parcours, tes loisirs, ton projet professionnel, … Il m’est arrivé en khôlle que l’étudiant soit déstabilisé par une question type entretien par manque de vocabulaire et s’invente donc une nouvelle personnalité. C’est dommage puisqu’on souhaite savoir qui tu es. Alors sois prêt 

– Dans certaines écoles, le jury peut demander au candidat de lire à voix haute un passage du texte

 

Quelles que soient les questions posées, je te conseille de considérer ce moment comme un échange ou une discussion. N’hésite pas à donner ton avis et à montrer que tu as réfléchi à la question. Le jury est bienveillant et ne cherche pas à te piéger mais à évaluer tes connaissances. Ne crains pas de dire que tu ne sais pas si c’est le cas, c’est toujours mieux que d’inventer quelque chose ;)

L’entretien est aussi le moment d’en dévoiler plus sur toi (sans abus évidemment, il ne s’agit pas de raconter ta vie ). Profite des questions pour mentionner rapidement ton expérience personnelle et créer un lien avec le jury.

Lors de mon oral d’espagnol à HEC, le texte portait sur les élections péruviennes et citait Mario Vargas Llosa. J’ai rapidement mentionné un livre de cet auteur que j’avais lu et nous avons donc échangé sur ce livre et sur ses positions politiques. Le jury allait se souvenir de moi par cette référence que j’avais et dont nous avons échangé.

Plus simplement tu peux évoquer l’un de tes voyages (sans répondre à côté de la question évidemment), ou quelconque expérience qui te différencie.

Au cours de cette épreuve sont notamment évaluées ta capacité de communication, ton ouverture d’esprit, ta capacité d’analyse, … et tes compétences linguistiques. Veille donc à utiliser un vocabulaire riche et une langue correcte, tout en restant naturel. Je te déconseille d’accumuler des expressions idiomatiques utilisables en toutes circonstances qui pourraient alourdir ton discours. Tu trouveras plus loin dans cet article mes conseils pour cela.

Les spécificités des oraux de langues dans certaines écoles

Les spécificités des oraux de langues à HEC Paris

Le format de l’épreuve est le même mais la durée de passage est plus courte (15 minutes). Il faudra donc adapter ta présentation. Je te conseille de passer 2 à 3 minutes sur la synthèse et 4 à 5 minutes sur le commentaire (introduction et conclusion incluses).

Les spécificités des oraux de langues à l’ESSEC BS

Pour la LV1, la spécificité de l’ESSEC est que le texte est en français. Le temps de préparation est alors de 30 minutes, tout comme le temps de passage. Les 20 premières minutes se déroulent de la même manière que les autres épreuves de langue. Ensuite, le jury s’éloignera du texte pour évoquer des questions plus larges fournies par les responsables de l’épreuve. Les questions se rapprochent alors de celles posées en entretien de personnalité.

Pour la LV2, le texte est bien dans la langue évaluée et le format habituel (20min préparation -20min de passage). La durée de présentation attendue est d’environ 7 minutes (comme à HEC), suivie d’un échange traditionnel lié au texte d’environ 8 minutes. Enfin, 5 minutes seront dédiées à des questions plus larges.

Les spécificités des oraux de langues à l’EM Lyon

La seule différence dans cette école est une durée de préparation de 25minutes.

II) Comment se préparer aux oraux de langues des écoles de commerce ?

Comment réussir en langue vivantes

Une fois les attendus et le format clairs, il ne reste plus qu’à se préparer. Selon moi, il existe trois aspects fondamentaux pour réussir les oraux de langues vivantes et c’est sur ces trois aspects que nous cherchons à travailler :

– Les connaissances : parler la langue, c’est bien, mais on dit quoi et comment ? Cet aspect fait donc référence au contenu de ta présentation.

– La langue : une fois qu’on sait ce qu’on veut dire, il faut pouvoir l’exprimer dans une langue correcte et riche. Il s’agit ici de travailler la grammaire, la syntaxe, …

– Les compétences orales : on sait parler, on sait ce qu’on veut dire, maintenant il s’agit de se faire comprendre et écouter. A la différence de l’écrit, ton accent, ton articulation et ton intonation pourront faire la différence à l’oral.

Je vais donc te donner ma méthode et différents exercices pour travailler ces trois fondamentaux de l’oral. Mais tout d’abord, petit conseil : garde avec toi de quoi noter en permanence (carnet, note de téléphone, …) et marques-y tous tes doutes (règles de grammaire, prononciation d’un mot, éléments de civilisation, …). Quand tu as un moment, assure-toi d’éclaircir la question et de t’en souvenir. Le but ? Arriver devant le jury avec le moins de doutes possible pour être confiant. ;)

1) L’indispensable : lire la presse

Ce premier point semble évident, mais le fais-tu ? Lire simplement la notification, le titre de l’article ou encore lire une fois par semaine est tentant et pourtant insuffisant. Tu as du temps à consacrer aux langues maintenant. Mais restons réalistes et convenons d’un objectif simple : 1 article de presse par langue et par jour au moins. C’est le minimum, et c’est facilement atteignable.

Lire la presse te permettra de rassembler des connaissances sur l’actualité, de comprendre ce qui se passe dans un pays mais aussi de rassembler du vocabulaire précis pour évoquer un sujet et de consolider ta langue en t’y confrontant. D’ailleurs, lire régulièrement te permettra aussi de passer moins de temps sur la lecture du texte le jour J. De manière générale, c’est la première consigne (et la plus importante) que je donne à chacun de mes élèves quand je commence à les accompagner : lire un article par jour au moins , dans chaque langue.

Grâce à cette méthode, l’un de mes élèves, qui en septembre pensait apprendre des textes par cœur pour l’écrit par manque de maîtrise en espagnol, savait finalement rédiger des essais, adaptés au sujet, dans une langue riche.

En lisant un article d’opinion, un témoignage ou quelque chose de plus personnel, tu t’en souviendras plus facilement et tu peux même l’évoquer durant l’épreuve.

« It reminds me of an article that I have read …»

« Me hace pensar en un artículo que leí y que trataba de … »

Tu pourras ainsi avoir un discours intéressant et donner ton opinion ou une réflexion personnelle plus facilement. Attention, n’abuse pas non plus de cette méthode, 1 à 2 références comme ça au plus.

Voici quelques exemples de journaux à lire dont peuvent être tirés les sujets de l’oral. Pas besoin de tous les lire mais essaie de varier tes sources et choisis ceux que tu apprécies lire :)

2) Consolider et enrichir tes connaissances

Fiches, livres de civilisation, livres de vocabulaire, vidéos, … varie les sources et les supports pour rendre les choses plus amusantes ! Tu travailleras ici le premier point évoqué plus tôt, concentre-toi alors sur les informations mais aussi sur le vocabulaire spécifique à chaque sujet.

Tu peux réaliser des fiches rapides pour t’en souvenir. Des fiches par pays ou par thème par exemple.

Petit conseil : pour l’espagnol, des fiches par pays te permettront d’éviter les confusions entre les pays d’Amérique Latine. Pour t’assurer d’être à jour sur l’actualité de chaque pays (ou du moins de ne pas être passé à côté d’événements phares), tu peux aller dans les archives de El País sur le site internet et effectuer une recherche par pays ;).

Ma chaîne YouTube préférée pour l’espagnol : @innaafinogenova. Cette journaliste russe maintenant indépendante analyse l’actualité de pays d’Amérique Latina notamment, de façon intéressante et claire.

Mes podcasts préférés :

– France Culture : Les enjeux internationaux

– La Story des Echos

– Hoy en EL PAIS

– NPR

Dans tous les cas, selon moi, la lecture de la presse reste l’une des meilleures façon de trouver du vocabulaire et des connaissances. En enrichissant tes connaissances avec la presse, tu retiendras plus facilement le vocabulaire et le contenu, qui seront dans un cadre général.

3) Pratiquer

Les khôlles

Que ce soit avec tes profs, des amis, ou seul, il est indispensable de s’entraîner en conditions réelles, notamment pour gérer ton temps. On a tous déjà vécu cette khôlle où l’on n’avait pas eu le temps de vraiment réfléchir au commentaire et où on a improvisé. Mais s’entraîner en gérant son temps permet de l’éviter.

Tu trouveras plus tard dans l’article quelques conseils sur la partie au brouillon.

Parler, encore et encore

Tu viens d’apprendre, lire ou écouter quelque chose, essaie de le restituer, d’en parler, seul ou à quelqu’un. Essaie en même temps d’en comprendre les enjeux et de les formuler.

Répète et imite

En regardant une vidéo ou en écoutant un podcast, fait attention à l’intonation, à la prononciation. Repère des passages que tu aimes et que tu voudrais pouvoir dire pour briller à l’oral.

Le brainstorming lexical

Choisis un sujet et pendant 1 à 2 minutes top chrono, écris le plus de vocabulaire possible lié à ce sujet. Tu t’entraineras ainsi à mobiliser rapidement un vocabulaire précis et adéquat au sujet, pour enrichir ton discours sans le rendre artificiel.

Lors de ces différents exercices, ne néglige surtout pas ton accent et ta prononciation. Pas besoin d’avoir un accent digne d’un natif mais une prononciation erronée à répétition peut rapidement se transformer en calvaire pour votre interlocuteur. Si tu ne t’y es jamais forcé, cela peut être difficile au début mais tu y arriveras.

Pour t’aider, voici deux exercices simples que j’utilisais et que les étudiants que j’accompagne utilisent. Je te conseille de les intégrer dans tes habitudes, en plus de l’entraînement en conditions réelles :

En effectuant cet exercice, tu travailles ton accent et intonation mais tu apprends aussi du vocabulaire et surtout tu intériorises des tournures grammaticales inconsciemment.

Personnellement j’utilisais l’application de NPR en anglais par exemple avec des épisodes assez courts et qui permet de revenir en arrière facilement pendant le podcast.

4) S’immerger dans la langue et la culture

S’entraîner pour l’oral n’a pas à être une corvée, tu as fait le plus gros du chemin vers l’intégration. Profite de ton temps libre pour faire ce que tu aimes et ce qui t’intéresse, écoute de la musique, des podcasts, regarde des séries en VO. Les épreuves orales sont aussi un échange humain et arriver avec le sourire t’aidera déjà beaucoup !

III) Mes derniers conseils et astuces pour réussir vos oraux le jour J

1) Que faire juste avant l’épreuve de langue vivante ?

Le jour J, tu auras plusieurs oraux à passer, différents selon les écoles. Dans la plupart des écoles, des activités sont organisées par les étudiants admisseurs pour t’accueillir, te détendre et te faire découvrir l’école. Tu apprendras, lors de ton arrivée, tes horaires de passage pour chaque épreuve. Juste avant l’oral de langue, je te conseille de t’isoler quelques minutes et d’écouter un peu la langue (un rapide podcast par exemple) et parler brièvement sur n’importe quel sujet (je te conseille de le faire aussi la veille avant d’aller te coucher).

Cette astuce, assez simple, te permettra de te concentrer et de t’immerger dans la langue. Il est important de pratiquer pour éviter les cafouillages lors de l’introduction. Cela te permettra aussi de passer plus facilement d’une langue à l’autre si les horaires de passage de LV1 et LV2 étaient relativement proches.

J’ai fait ça pour mes oraux à HEC. Je m’isolais un peu avec mes écouteurs, j’écoutais quelques minutes d’un podcast puis je parlais rapidement, en me présentant par exemple ou parlant d’un sujet au hasard. Ça m’a permis d’avoir une langue plus fluide, d’être concentrée, mais aussi d’éviter le stress communiqué par certains autour de moi ;)

2) Comment optimiser le temps de préparation de l’épreuve de langue ?

20 minutes, c’est assez court, il faut donc être concentré dès le début et optimiser son temps.

L’habitude et la pratique te permettront de maîtriser l’exercice mais voici mes conseils pour une bonne préparation.

3) Comment briller pendant l’épreuve ?

Tu as maintenant préparé tout le travail, il ne reste que la présentation. Comme tout oral, la façon dont tu te comporteras influencera beaucoup le jury. Garde le sourire, tiens-toi droit et fais preuve d’ouverture d’esprit. En général, n’hésite pas à te reprendre si tu te rends compte d’une faute que tu fais à l’oral.

Lors de ta présentation, prend ton temps pour te concentrer sur ce que tu dis et minimiser les fautes d’accord et de grammaire. N’hésite pas à insister sur ton plan à l’oral et à utiliser des connecteurs logiques, lors de l’annonce du plan mais surtout lors du développement. Contrairement à l’écrit, ton interlocuteur n’a rien de matériel auquel se rattacher. Tu dois donc l’aider en étant le plus clair possible dans ton discours.

Lors de l’échange, sois attentif aux questions de tes interlocuteurs. N’hésite pas à reprendre les termes de la question posée au début pour éviter les fautes d’étourderie. C’est dommage d’écorcher un mot ou de faire une faute de grammaire alors que tout était dans la question !

Enfin, attention à tous les gestes parasites qui peuvent traduire ton anxiété et entacher ta présentation. En règle générale, essaie de garder tes mains, à plat, sur la table. Évite de tenir un crayon, les bijoux ou simplement que tes mains se touchent si tu sais que tu peux jouer avec à cause du stress.

Le dernier conseil que je te donnerai et que j’ai appliqué à chaque épreuve, c’est de prendre du plaisir. Amuse-toi d’un sujet farfelu ou pas comme tu t’y attendais ou justement si c’est un sujet que tu aimes. Prends plaisir à rencontrer chacun de tes jurys, à discuter avec eux. Si tu réussis à tourner les choses positivement, alors ton sourire (même un peu stressé) sera naturel et tu feras passer un bon moment au jury aussi ;)